Les plus belles affiches de films québécois de l’année

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9 février 2020 par Paul Landriau

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Détail de l’affiche de RED WINE par Charles-Étienne Brochu

J’ai toujours été fasciné par les affiches de film. Les affiches permettent de suggérer un monde, d’offrir une invitation au spectateur, de faire fantasmer le jeune enfant que j’étais jadis parcourant avec une patience quasi religieuse les rayons des clubs vidéo. Les pochettes de films d’horreur, de fantasy, de science-fiction étaient particulièrement soignées. Ces films, pour la plupart dit de série B, n’étaient souvent pas à la hauteur de leur pochette, comme un livre décevant que l’on aurait acheté que pour la couverture.

Une bonne affiche devrait en soi déjà raconter une histoire, ou du moins, la commencer. Sorte d’incipit visuel, un « Il était une fois… » dessiné. Il y a tant de films dont la pochette m’évoque encore bien des émotions, des possibilités, des suppositions, puisque j’ai vu bien plus d’affiches de films que de films, et ça ne changera jamais. Avec l’arrivée d’internet, il est plus facile que jamais de chercher de telles œuvres, de constater les variantes entre différents territoires, et pour les créateurs, de présenter leur travail, qu’il soit officiel ou pas. Certaines affiches de « fans », qu’ils exercent le métier ou non, sont bien souvent plus attrayantes que leur version homologuée, approuvée.

Mais loin l’idée de moi de faire un historique exhaustif de l’utilisation et l’évolution de l’affiche de cinéma, ça serait trop long. Voici plutôt l’occasion de réfléchir à l’année 2019 et de proposer humblement celles que je considère comme les plus jolies. Parce que ce genre d’exercice est quasi inexistant au Québec, concentrons-nous sur les affiches pour les films locaux. Ce qui suit est une sélection absolument subjective, qui ne tient compte ni du contexte, du budget ou même de la qualité des films que ces affiches illustrent, la preuve étant que je n’ai toujours pas eu la chance de voir plusieurs de ces films.

Les dessinées : LE PRINCE DE VAL-BÉ et JEEP BOYS

Prince de Val-bé

Affiche de Maxime Gérin

Jeep Boys

Affiche de Joey Desjardins

Voici deux affiches similaires pour deux films de gars. Celle du PRINCE est plus réaliste, a un côté bande dessinée plus prononcé, une typo forte, tandis que celle de JEEP BOYS évoque l’humour des années 80, Mad Magazine, Beavis and Butthead, avec une typo qui renvoie à Woodstock, le mouvement hippie. J’aime ces deux affiches parce qu’elles accrochent l’œil immédiatement. Elles annoncent toutes deux le ton du film, de manière détournée. LE PRINCE DE VAL-BÉ est un film fort, qui va vite, mais il se pose par moments alors que le protagoniste doute de ses choix de vie. Un instant d’amertume parfaitement retranscrit ici. Le réalisateur Jean-François Leblanc, du PRINCE DE VAL-BÉ, nous explique que : « ça renvoie à l’œuvre de Raymond Petitbon, qui était l’artiste en chef des pochettes d’album de Black Flag et d’autres artistes punk (il a fait la fameuse Goo de Sonic Youth). Je considère le film comme un film punk dans sa forme, son énergie, dans le personnage de Martin, dans sa fin ouverte. » Pour JEEP BOYS, la subtilité n’est pas de mise. Voilà une comédie grosse, vulgaire, désopilante (pour ceux qui aiment le genre). Inspiration similaire du côté du réalisateur Alec Provonost : « Ça feelun peu clownesque et cartoon et je trouve que ça peut rappeler l’esprit du film. Évidemment, on voulait un côté rock. L’inspiration c’est l’artiste Pushead, qui a notamment fait des designs très “méchant cartoon” pour Metallica. Et pour la typo, faite sur mesure par Joey aussi, je voulais quelque chose qui rappelait le rock psychédélique des années 70. » À l’image de la pochette d’album, qui peut marquer ces artistes 20, 30 ans plus tard, l’affiche de film a le potentiel de devenir cette image incrustée fermement dans l’imaginaire.

Les minimalistes : CLEBS et LEPAGE AU SOLEIL

clebs

Affiche de Farah Allegue

lepage au soleil

Artiste inconnu

On dit souvent qu’il veut mieux en avoir moins que trop (less is more), et bien que ce ne soit pas une règle absolue, c’est un bon adage à garder en tête. C’est extrêmement difficile de réussir une bonne affiche, et puisque des milliers de films sont produits chaque année, il est pratiquement impossible de se démarquer dans le paysage visuel, dans les marchés, dans les festivals et les allées de cinéma. La surenchère ne paie pas toujours, l’audace non plus, car c’est plus risqué, le tout étant de conserver un équilibre fragile afin d’en dire assez sur le film, mais pas trop, pour que le spectateur potentiel ait envie de découvrir le tout par soi-même. Tout ça pour dire que voici deux exemples d’affiches minimalistes que je trouve particulièrement intrigantes et harmonieuses. D’un côté, celle de CLEBS, qui communique des sentiments contradictoires et complémentaires, entre la violence potentielle du chien, le choix de langage familier pour le titre et la douceur de la palette de couleurs et l’exotisme de l’écriture arabe. L’affiche en dit peu sur le film, mais accroche l’œil. Pour LEPAGE AU SOLEIL, ce symbolisme est intéressant car il est paratextuel ; le documentaire ayant été entamé avant l’éclatement de la controverse et le débat public autour de l’appropriation culturelle. On le sait, la controverse, ça fait vendre, et ce qui se destinait à être un documentaire classique suivant la démarche artistique de la création d’une pièce prit soudain des allures de patate chaude. Je trouve tout à fait judicieux d’avoir ainsi adapté la mise en marché du documentaire, ce qui personnellement me donne plus envie de voir le documentaire qu’avant le débat public.

Les portraits : MON PÈRE, ELVIS et JAEBORN BY NUMBERS

My dad, Elvis

Affiche d’Éric Piccoli

Jaeborn

Affiche de Peter Scholl

Il est parfois aussi simple pour composer une affiche que d’utiliser une photographie frappante. Le portrait est bien sûr abondamment utilisé, surtout pour le documentaire, comme c’est le cas ici (si vous n’avez pas encore vu JAEBORN, je me garde de préciser cette information). On parle d’un projet éminemment personnel dans le cas de MON PÈRE, ELVIS, documentaire sur le père du réalisateur Éric Piccoli qui a fait lui-même le design de son affiche. Il a jonglé avec plusieurs photos, mais c’est celle-ci qu’il a choisie, et on comprend pourquoi. Entre le costume, le regard hors champ mélancolique et le collier kitsch, il y a là myriade d’informations et une grande humanité s’en dégage. Le traitement du titre, en simplicité, est également subtil. J’adore la combinaison des lettres minuscules en italique et des lettres majuscules. Le recadrage probable de la photo originale est tout indiqué. On peut aussi déceler une femme derrière l’imitateur (sa femme ?) lorsque l’on s’attarde, et c’est précisément le style d’informations de second niveau qui donne toute la richesse à une telle affiche. Pour l’affiche de JAEBORN de Roger Gariépy, c’est le résultat d’une amitié de plusieurs décennies. Le professeur Peter Scholl, qui enseignait le design graphique en Suisse dans les années 80 lorsque Roger y est allé, est devenu son ami. Le cinéaste lui a simplement envoyé le montage du film et des photos de tournage et une semaine plus tard, c’est cette affiche qu’il a reçue. Outre le regard caméra qui inverse les rôles de l’artiste et du spectateur (le film se déroule dans le milieu de l’art contemporain), c’est le contraste entre le noir et blanc et les couleurs douces qui frappe. Le bleu coulant étant une allusion à la peinture à l’eau utilisée pour les toiles enfantines de l’artiste Matt Jaeborn (c’est le point de départ du film). On peut découvrir d’autres œuvres de Peter Scholl sur son site web.

L’importance de la typographie : JARVIK et GENÈSE

Jarvik

Affiche de Nathalie Dubé

genèse

Affiche de Karine Savard

Il ne faut pas prendre ces regroupements au pied de la lettre ; si j’ai regroupé ces deux affiches sous le thème de l’importance de la typographie, c’est bien sûr pour en discuter, et parce que ces deux affiches présentent un cas exemplaire, mais il ne faudrait pas négliger la typographie des autres affiches de cette sélection. En fait, la typographie devrait toujours avoir une importance primordiale lors de la conception d’une affiche, puisqu’elle est l’un des éléments principaux avec lequel travailler. Tout d’abord, l’affiche de JARVIK possède à la fois une douceur et une étrangeté qui attire l’œil. L’utilisation du cadre d’une couleur légèrement différente rapporte gros. Le choix de ce moment, intimiste, soulève des questions, et donc donne envie de voir le film. La tête coupée, la lumière sur les yeux ou même le halo dans le haut de l’affiche ; tout ceci participe au côté éthéré qui s’en dégage. C’est Nathalie Dubé qui en a signé la conception, une artiste qui possède « une super sensibilité et un grand sens esthétique » selon la réalisatrice Émilie Mannering qui la contacte dès qu’elle peut se permettre d’engager une graphiste. C’est aussi Dubé qui a signé l’époustouflante affiche de l’édition 2020 du festival Regard.

Regard 2020

Affiche de Nathalie Dubé

Derrière l’affiche de GENÈSE se trouve Karine Savard, l’une des affichistes les plus respectées du milieu. Son portfolio a de quoi faire rêver : REBELLE, MONSIEUR LAZHAR, IL PLEUVAIT DES OISEAUX, CAMION, INCENDIES, LA DISPARITION DES LUCIOLES, C.R.A.Z.Y., bref, vous êtes déjà familiers avec son travail sans même le savoir. L’affiche de GENÈSE utilise deux méthodes très payantes ; le monochrome et la mise en évidence du titre avec une typo particulière. Une conversation entre le cinéaste et l’affichiste, une dizaine de variantes puis des allers-retours sur des détails ont donné ce résultat frappant. L’idée de base était de s’inspirer d’une affiche anglaise de BLOW UP d’Antonioni.

blow up UK

Artiste inconnu

« Le choix d’une typographie à empattements, plutôt que d’utiliser le lettrage très typé de l’affiche de BLOW UP, permet de donner une allure plus classique au film tout en lui conférant tout de même un aspect pop, rétro, par les caractères très gras et la couleur », nous explique Savard. Là où l’homme regarde la femme dans BLOW UP, il y a ici inversion des regards. De décentrer le bloc de crédits permet également un rééquilibrage des éléments composant l’affiche.

Les obliques : RED WINE et THE TWENTIETH CENTURY

Red Wine

Affiche de Charles-Étienne Brochu

Twentieth-Century_affiche

Affiche de Sacha Ratcliffe

J’adore ces deux affiches, regroupées ici sous le thème des lignes obliques, mais que l’on aurait pu aussi regrouper sous le thème de l’abstraction, du conceptuel, de l’essai ou de la ludicité. Celle pour RED WINE offre une perspective en plongée qui peut rappeler celle de jeux vidéo tels les SIMS ou, comme l’explique le cinéaste Santiago Menghini, une toile fourmillant de détails façon OÙ EST CHARLIE ? Cette perspective dite « de Dieu » rejoint la caméra omnisciente qui parcoure le film ; on y suit un verre de vin empoisonné lors d’un banquet servant à ramasser des fonds pour une œuvre de charité. À travers cette prémisse simple se pointe une étude des classes sociales, bien délimitées par les lieux et les fonctions qu’elles occupent. Il y a certainement une aura amusante à cette affiche. Le film, s’inscrivant dans le thriller hitchcockien ou depalmesque, souhaite autant faire réagir que simplement amuser l’audience. Pour ce qui est de l’affiche du film THE TWENTIETH CENTURY, l’un des meilleurs de l’année, c’est la conceptrice sonore Sacha Ratcliffe qui l’a signé ; double-rôle très rare dans le milieu, la personne créant l’affiche étant souvent extérieure au tournage, ce qui permet d’avoir un regard distant et de se réapproprier et de réinterpréter un univers personnel. Ratcliffe et Rankin partagent « un langage cinématographique très semblable, ainsi qu’une curiosité sans fin et un penchant pour tout ce qui est ludique » nous explique l’affichiste. Si la ludicité et un langage visuel fort font effectivement partie de l’ADN du film, je ne peux que constater qu’on a ici décidé d’explorer la mélancolie sous-jacente à ce périple déjanté. Cette découpe du personnage principal met bien en évidence ses doutes, aspirant chef qui devra pencher entre son allégeance envers son parti et ses convictions profondes. L’utilisation du bleu, du blanc et du rouge fait sens lorsqu’on s’attaque à la politique canadienne (et québécoise). Les formes de l’affiche évoquent l’esprit du Bauhaus, comme c’était le souhait du cinéaste, mais peuvent également évoquer des montagnes, des océans qui délimitent le pays ou des faisceaux lumineux qui annoncent le couronnement d’un nouvel élu. D’entourer l’image principale par des espaces blancs rappelle les unes de journaux, ce qui est évidemment très judicieux pour illustrer cette farce politique fantaisiste. Si ce film et cette affiche pouvaient nous enseigner une seule chose, ça serait certainement que l’évocation et la débrouillardise valent tout l’or du monde.

Denis Côté : RÉPERTOIRE DES VILLES DISPARUES

répertoire affiche 1

Idée: Denis Côté, photo: Lou Scamble, typo: Raphaël Daudelin (Studio FEED)

répertoire 2

Affiche de Patrice Dufresne, typo: Raphaël Daudelin (Studio FEED)

C’est toujours excitant de découvrir les nouveaux films de Denis Côté, car il est un cinéaste qui nous amène là où on ne l’attend pas, en plus d’accorder une importance particulière à ce qui entoure le film (la bande-annonce, l’affiche, etc.). Pour son premier film de 2019 (!), RÉPERTOIRE DES VILLES DISPARUES, retitré GHOST TOWN ANTHOLOGY pour le reste du monde (ses films étant plus vus en dehors du Québec), ce n’est pas moins qu’un trio d’affiches qui ont été créées, toutes plus intrigantes les unes que les autres. Situation assez rare au Québec, car nous n’avons guère les moyens de multiplier les affiches. La première, la plus traditionnelle dirons-nous, use magnifiquement de l’espace vide alors que sol enneigé et ciel nuageux semblent se confondre. C’est visuellement réussi et thématiquement justifié puisque le film se penche sur le deuil d’un village et des mouvances entre le monde des vivants et des morts. À l’avant-plan, évidemment, la distribution imposante, résultat d’une photo de groupe (dire que certains films au budget d’autant plus conséquent ne prennent même pas la peine de rassembler son casting une seule journée pour la photo de l’affiche !), où l’attitude des personnages et le traitement des couleurs indiquent bien l’ambiance sombre du film. J’ai un faible pour la typo façon craie sur un tableau. Cette typo a été reprise dans une autre affiche, plus typée horreur où l’utilisation du négatif vient évoquer le monde des morts, les fantômes, tout en suggérant le côté underground du film. L’affichiste de cette version, Patrice Dufresne, est un habitué du cinéaste pour qui il a notamment signé les affiches de CARCASSES, BESTIAIRE ou VIC + FLO ONT VU UN OURS.

Miro Denck : RÉPERTOIRE DES VILLES DISPARUES et WILCOX

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Affiche de Miro Denck

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Affiche de Miro Denck

Troisième variation et non la moindre, celle de l’artiste allemand Miro Denck que Denis Côté a connu lors de ses tournées pour accompagner ses films. C’est en voyant l’affiche de TA PEAU SI LISSE que Denck produit pour le cinéma de répertoire Wolf Kino à Berlin que Côté se trouve un allié. « Il est terriblement libre et talentueux, je lui laisse carte blanche pour ces films » nous explique le cinéaste. Denck est un artiste très rétro et cela se fait ressentir dans les couleurs utilisées et la typographie des affiches. Il nous explique son approche : « je travaille souvent selon mon instinct, je vais connecter visuellement un film à mon propre niveau émotionnel, qui est influencé par ce que je connais du projet. C’est moins une traduction visuelle, ça ne “signifie” pas quelque chose de précis, mais c’est plutôt l’adaptation d’un ressenti. » Sa proposition pour RÉPERTOIRE, avec un paysage pivoté à la verticale, est saisissante.

ta peau si lisse

Affiche de Miro Denck

Pour WILCOX, une seule affiche, très minimaliste, mais véritablement accrocheuse du personnage principal qui regarde quelque part, dans le hors champ. Les questions se multiplient ainsi dans la tête de spectateur potentiel. Qui est ce personnage, que regarde-t-il, ou est-il ? Le grain, le noir et blanc, la simplicité du traitement du titre, tout ceci renvoie effectivement à un certain type d’affiches des années 70 tandis que le cadre blanc peut renvoyer à une photo polaroid. Souhaitons que cette collaboration entre Denck et Côté se poursuive, elle est la preuve qu’une image vaut mille mots.

La plus belle de l’année : EN ATTENDANT AVRIL

affiche_En attendant Avril

Affiche de Charles-Étienne Brochu

S’il ne fallait en retenir qu’une, ça serait celle-ci. Des centaines d’affiches d’ici vues au cours des derniers mois, voici celle qui a marqué au fer rouge mon imaginaire. Elle est l’œuvre de l’artiste Charles-Étienne Brochu, qui a également signé celle de RED WINE. Un tel pouvoir d’évocation s’en dégage qu’une partie de moi souhaiterait presque faire l’impasse sur le film pour garder intact le fantasme que je conçois. Qu’est-ce que cette main griffée, ce bras poilu, cette dague ensanglantée ? Ce titre, poétique, rappelant la fameuse pièce de Beckett, semble une invitation à participer à cette anticipation d’avril. Mois qui annonce le printemps, le renouveau, le retour à la vie. Contradiction entre arme blanche (littéralement) et feuilles vives. « Le film est un peu une suite d’histoires de couteaux », nous précise Olivier Godin. « L’idée de la main qui rappelle les fondus et qui l’encadre en est une de Charles-Étienne. » Même lorsqu’il explique son film, Godin ne nous dit pas tout. Autre détail qui fait toute la différence pour moi : l’utilisation des minuscules, utilisation erronée selon les règles usuelles, mais le rôle d’un artiste n’est-il pas d’apprendre les codes pour mieux les détourner ? Alors peut-être est-ce vrai que l’affiche n’explicite pas le propos du film, mais plutôt qu’une faiblesse, j’y vois là un pari réussi, celui de l’énigme que l’on pose. Pour résoudre le mystère, on peut dès maintenant voir le film en salles.

***

Puisqu’un tel exercice est forcément subjectif, je vous invite à contribuer en partageant en commentaire vos propres affiches préférées que j’aurais pu omettre.

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