#136 BIFFF, Cannes, Green Room

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21 avril 2016 par Paul Landriau

Bonjour à tous!

Rémi nous revient tout droit du BIFFF et il nous fait son compte-rendu! Notamment, il aborde YOGA HOSERS de Kevin Smith et son coup-de-coeur du festival, GREEN ROOM de Jeremy Saulnier! Nous discutons également des sélections de Cannes!

Bonne écoute 🙂

3 réflexions sur “#136 BIFFF, Cannes, Green Room

  1. Exxodus dit :

    Le bifff, un peu comme tous les festivals connait des hauts et des bas … je placerais cette années dans ma catégorie « années en demi teinte ». Pour des raison parentales, je ne peux assister qu’à la moitié du festival. Sur ma demi sélection officielle personnelle, il est cependant rare que je ne ressorte sans plusieurs coups de cœur et cette année comme les autres.

    1) Green Room : Je ne serais pas aussi dithyrambique que pascal mais cela reste un des bons moment de ma semaine. Avec un Patrick Stewart en contre emplois de son image de Prof-X et un savoureux mélange d’atmosphère oppressante, de survival, de gore et une bonne dose d’humour. Peut être un bémol, les dernières scènes qui nous sortent de la « green room » peut être inutilement.

    2) Seoulyeok (Seoul Station) : Film d’animation qui nous plonge dans une zombie apocalypse que le gouvernement à décidé de confiner et d’y attendre que l’épidémie s »épuise d’elle même. Ce film est évidement un film d’horreur/zombie mais porte aussi un message critique sur la société coréenne que j’aurais voulu voir plus prononcé surtout dans la partie un peu ventre mou du milieu de film trop classique pour le genre. Qui n’a pas déjà vu et revu une course poursuite entre zombies et survivants ? Le film présente quand même quelques twists intéressants qui donnent au film tout son rythme.

    3) Demon : Le film remarqué par le TIFFF ( Bifff, Pifff, Tifff, Nifff .. on s’y perd un peu ) est un mélange entre « Festen », « Unborn » et « l’Exorciste ». Dans le climat de saoulerie d’un mariage polonais que rien ne doit pouvoir interrompre, après tout la renommée de la famille de la mariée est en jeu. Pour moi le film hésite entre deux genres, c’est d’ailleurs aussi marqué dans le film lorsque l’histoire se sépare géographiquement entre le mariage et les problèmes engendrés par le futur marié. C’est un peu aussi mon impression en sortant de la salle, n’ayant pas pu me situer entre les temps de poltergeist et ceux d’humour potache assumés.

    4) Aaaaaaaah ! : Un contre coups de coeur … Présenté lors de l’E-trange festival comme proche des « IDIOTS » de Lars Von Trier. Ce film joue sur le malaise du spectateur placé face à face avec ses besoins primordiaux (manger/survivre/se reproduire). Avec le temps, le confort de notre humanité évolue, mais nous restons toujours des singes de base. Ais-je aimé le film ? Non pas spécialement surtout de part sa longueur d’ 1h40. Ce film aurait du s’arrêter au court métrage et il n’a pas manqué de moment ou la salle s’interrogeait sur le temps restant.

    5) Deathgasm : Nouvelle comédie horrifique venant de Nouvelle-Zélande après le récent « What We Do in the Shadows » que j’avais plutôt bien aimé. « Deathgasm » est dans son registre plutôt bon qui s’assume jusqu’au bout. Comédie horrifique et gore, vous allez être servis de scènes bien débiles et les démons qui se font charcuter dans tous les sens. C’est rarement fin mais vraiment divertissant.

    6) Howl : Film très très sympathique qui ne révolutionne pas le genre (loup-garou), mais qui sait être divertissant. Le réalisateur a installé l’intrigue au sein d’un wagon de train en mode huis-clos qui ajoute une dose d’angoisse en se servant du cadre et de l’environnement direct du train. Le film ne manque pas de rythme, et est agrémenté d’une dose d’humour, et de gore. Et cerise sur le gâteau, les « monstres » ne sont pas en CGI mais en bon vieux maquillage et latex mais ceux connaissent l’historique du réalisateur n’en seront pas surpris.

    7) Hardcore Henry : Expérience visuelle originale et inédite, le film est en fait un long plan séquence en FPS d’1h30 ! Très immersif, on se retrouve dans un jeu vidéo et aux manettes du personnage central. L’action est au rendez-vous, la violence aussi ainsi que les effets spéciaux sanguinolents. Petit bémol, le propos et les personnages sont assez caricaturaux et ne nous pousse pas à nous y identifier. La bande originale est assez réussie et franchement rock’n roll avec notamment les Stranglers et Queen.

    En bref :

    Absolutely Anything : excellent film anglais qui illustre la maxime: « avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités ». Le cocktail est a mon gout parfait avec la dosé nécessaire de « Monty Python ».

    ABC’s of Superheroes : A la facon des ABC’s of death (que je vous conseille par ailleurs), une série de scénettes ou se côtoient le pire et le meilleur du pire. Un film zéro budget mais  » Starring unbelievably many talented actors  » annonce le générique …

    Attack of the Lederhosenzombies : D’après Dominik Hartl, le scénario a été écris sur un coin de nappe d’une table d’un refuge de montagne ou la soirée à du finir plutôt bien arrosée. Le film nous montre une épidémie zombie et renouvelle le genre grâce l’environnement du refuge de montagne et de ces habitants.

    Bloodsucking Bastards : Prenez les personnages de « The Office » et saupoudrez de l’humour de « Shaun Of The Dead », remplacez les zombies par des vampires et vous passerez un bon moment de cinéma.

    Corpse of Anna Fritz : Sans aucun doute un des films les plus attendus du festival, il nous pousse à nous demander quelles sont nos propres limites, à mesurer notre part de démon. Et puis ce n’est pas comme si nous étions confronté à l horreur de la nécrophilie et une victime qui n’a même pas les mots pour se défendre …

    Chronicles of the Ghostly Tribe : Surfant sur le succès chinois des « aventures de pilleurs de tombes » ( daomu xiaoshuo ), ce blockbuster made in china en surdose de numérique sorte de réponse chinoise à La Momie, à base de monstres venus du passé pour terroriser le présent. Un moment de divertissement malheureusement gâché par des effets CGI souvent trop visibles pour nous permettre l’immersion totale dans l’histoire.

    Lovers (The) : A la fin de ma vision du film, je me suis demandé pourquoi il était programmé au Bifff, c’est un film d’aventure qui oscille entre deux époques connectées par le pouvoir magique d’une bague. Je ne m’y suis pas ennuyé disons que je n’accroche pas au genre.

    J’ai vu aussi : Yoga Hosers , Virgin Psychics, What we become, Uptake Fear, Daemonium, …

    Mes loupés du Bifff 2016 : Summer Camp, Similars (The), Tattooist, Fostering (The), Men and Chicken, Pride and Prejudice and Zombies, TAG, …

    • Paul Landriau dit :

      Merci pour les impressions! Mais quand même, s’il y en a un qu’il ne fallait pas manquer, c’est bien TAG! Vous connaissez un peu Sion Sono? Tout un réalisateur. Si vous attrapez TOKYO TRIBE, LOVE EXPOSURE, SUICIDE CLUB, HIMIZU… c’est du bonbon!

  2. […] film de la programmation. De loin le meilleur film du festival. Et pour en entendre plus, écoutez l’épisode 136 de Point de vues où j’en parle avec Pascal […]

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