Jouer avec la psyché

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3 août 2014 par Delphine Larose

Faults

Quelques lieux, quatre acteurs principaux et un bon scénario; c’est tout ce qu’il fallait au réalisateur Riley Stearns pour réussir son premier long-métrage. FAULTS, qui était présenté lors du festival Fantasia de Montréal, nous fascine dès les premières minutes et nous amène dans l’univers perturbant qu’est celui des sectes et des cultes. Étant un thriller psychologique imprégné de science-fiction, FAULTS joue avec notre tête et nous amène dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine. Malgré quelques longueurs, le film n’en reste pas moins efficace et va en surprendre plus d’un.

FAULTS débute avec l’histoire d’Ansel Roth (Leland Orser), célèbre professeur et spécialiste sur le contrôle de la pensée. Ce dernier se spécialise sur les sectes et essaie de comprendre le processus psychologique qui s’y relie. Suite à l’écriture de son dernier livre, le monde de Roth s’écroule sous les dettes et les échecs qui s’empilent sur ses épaules; c’est en faisant des conférences dans des hôtels miteux que ce dernier arrive à survivre. C’est d’ailleurs à ce moment que l’auteur rencontre les parents de Claire, jeune femme étant membre d’une secte nommée Faults. Ils sont prêts à tout pour retrouver leur fille, et c’est pourquoi le couple engage Roth pour la ramener à la maison. Le plan est bien simple : kidnapper Claire et l’amener dans un motel loin de tous points de repère pour « l’exorciser » de Faults.

Bien évidemment, l’histoire se complique à cet instant et devient incroyablement tordue; en tant que spectateur, il devient difficile de discerner si ce qui se passe est réel ou non. La ligne entre la réalité et le surréel est très mince, ce qui nous amène à constamment nous questionner si l’on est dans l’imaginaire des personnages ou non. Cette complexité fait en sorte que FAULTS devient de plus en plus intéressant et nous captive à mesure que le film avance. On avale les mots du professeur Roth comme ceux de Claire; on devient presque fasciné à l’entendre parler de la secte, et on cherche à comprendre son engouement pour Faults.

Cette fascination qu’on développe pour Claire découle principalement de l’excellence de Mary Elizabeth Winstead à l’écran, jeune actrice qui a été découverte grâce au film SCOTT PILGRIM VS. THE WORLD d’Edgar Wright. Elle surpasse de loin ses collègues; il en est non seulement de l’aisance qu’elle a sous la supervision du réalisateur (avec qui elle est mariée), mais aussi car le personnage de Claire lui colle à la peau. Leland Orser, qui interprète le professeur Roth, est juste, bien que son personnage connaisse quelques irrégularités tout au long du film.

Au final, FAULTS est un thriller efficace, intelligent et captivant. Sans que la cinématographie soit à couper le souffle, le scénario et son sujet qui sortent de l’ordinaire nous font vite oublier ce détail et permettent au film de se démarquer des autres. Il est évident que le long-métrage de Stearns ne laissera personne indifférent et amènera le spectateur à se poser davantage de questions sur les sectes et sur le contrôle de la pensée humaine.

7

Faults – 2014 – 89 min – États-Unis – Riley Stearns

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