Cher Fantasia…

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22 juillet 2014 par Rémi Fréchette

Fantasia

Cher Fantasia (aka Fantasia International Film Festival, de ton nom complet),

Lorsque j’ai reçu ton catalogue annuel de la sélection complète, j’étais fébrile comme je le suis d’année en année. Voilà mon sixième rendez-vous dans tes salles, à devenir complètement accro aux ambiances folles amenée par ta folle programmation et ton public en délire, me délectant de cinéma comme je ne le fais pas durant le reste de l’année. Après deux années moins intenses (qui signifie pour moi seulement une douzaine de films par année, je m’en excuse), j’ai décidé de me prendre en main et de ramener le tout vers une moyenne décente, pour le cinéphile que je suis.

Voici donc, en express, des courtes critiques des projections auxquelles j’ai assistées cette année. Je mettrai à jour cette liste pendant la période du festival…

1. GHOST IN THE SHELL / KOKAKU KIDOTAI / 1995 / Mamoru Oshii

Un classique de l’animation japonaise, qui pour les fans d’anime n’a besoin d’aucune présentation. Campé dans un Néo-Tokyo, avec comme protagoniste une cyborg qui traque un pirate informatique, ma première écoute m’a fait réaliser l’importance de ce film, pionnier dans la science-fiction. L’histoire, l’esthétique, la philosophie, est clairement une inspiration pour beaucoup de cinéastes contemporains. Le film est parfois lent et très philosophique, mais il offre un magnifique voyage dans une vision ingénieuse d’un futur post-apocalyptique.

2. OPEN WINDOWS / 2014 / Nacho Vigalondo

J’adore le film TIMECRIMES de Nacho Vigalondo, qui démontre une aisance dans le storytelling avec des idées originales de mise en scène, dans une production pourtant à petit budget. OPEN WINDOWS est une continuité dans son ingéniosité, alors que l’histoire est racontée à travers l’écran d’ordinateur d’un webmestre. On le suit dans le kidnapping de son actrice fétiche, sans jamais quitter l’écran de son ordinateur… sauf à la fin. Sans vouloir trop en dévoiler, l’histoire qui ne se prend pourtant pas trop au sérieux, n’essayant pas d’être campée à 100 % dans le réalisme, s’emmêle dans des twists sans fin à travers le troisième acte. Bref, un thriller efficace et original, qui perd malheureusement son souffle en cours de route. Dommage!

open windows

3. BOYHOOD / 2014 / Richard Linklater

Est-ce que j’ai besoin d’en écrire plus sur ce film qui fait déjà beaucoup jaser? Oui, j’ai adoré. Comment ne pas aimer ce film tout simple, mais tellement complexe, tourné en douze ans, racontant l’histoire d’un garçon qui grandit et devient adulte? Dans un traitement rappelant sa trilogie BEFORE, Linklater nous offre encore une histoire touchante, présentée avec un incroyable réalisme. Un film de 2 heures 45 qui passe tellement rapidement… Je m’arrête ici; le film doit être vu.

4. THE ZERO THEOREM / 2013 / Terry Gilliam

Terry Gilliam… un nom que j’adore, mais qui pourtant me déçoit depuis environ une décennie. Avec des classiques comme BRAZIL derrière lui, qui est un de mes films préférés, je lui donne encore une chance. Mais une fois de plus, ZERO THEOREM est une grande déception pour moi. Sans la fougue de ses débuts, tentant d’être trop philosophique pour notre bon plaisir, ou trop éclatant au niveau visuel pour l’histoire qu’il raconte, ce dernier film est fade, long, et s’effacera vite de nos mémoires. Pourtant, il y a une foule de bonnes idées dans la mise en scène, dans la direction artistique, et les acteurs s’en tirent très bien. Mais n’ayant pu m’attacher aux personnages et le récit ne me faisant pas croire aux enjeux de ceux-ci (qui restent flous tout au long), c’est malheureusement une autre déception de Gilliam pour le fan en moi.

5. GOTHIC LOLITA BATTLE BEAR / NUIGURUMA Z / 2013 / Noboru Iguchi

WTF Japan!?… un terme qui colle bien à ce film. Une lolita gothique (vous pouvez « googler » le terme) a le pouvoir de se greffer à son ours en peluche pour devenir une superhéroïne. Elle combattra une armée de zombie, un super-vilain croisé avec un ours en peluche noir, une fille au bras-mitraillette, et des disciples du vilain, qui à un certain moment se montrent les seins, et s’envolent dans les airs car elles ont honte, lançant des lasers de leurs mamelons (!). Le réalisateur est un habitué de la foule Fantasia, un public parfait pour montrer ses œuvres comme MACHINE GIRL et ROBO-GEISHA. L’ambiance au festival était le meilleur endroit pour célébrer ce festival d’hémoglobine et de grand n’importe quoi.

6. CYBERNATURAL / 2014 / Levan Gabriadze

Un deuxième film au festival, qui se passe entièrement sur l’écran d’un ordinateur. Cette fois, le concept est réaliste, et glauque. Un bijou d’ingéniosité, qui reprend un terrain connu de tous, soit l’ordinateur et ses maintes applications (Skype, Facebook, YouTube, etc.). Le concept colle aux codes du slasher, mettant en scène six jeunes qui disparaitront un à un à travers leurs webcams. C’est l’exécution parfaite du film, dans un modèle qui rappelle notre quotidien, qui fait que celui-ci fonctionne autant. Un des meilleurs films de found footage (ça peut coller au genre?), et même un des meilleurs films d’horreur que j’ai vus depuis longtemps!

7. IN ORDER OF DISAPPEARANCE / KRAFTIDIOTEN / 2014 / Hans Petter Moland

C’est toujours un plaisir d’aller voir un film à l’aveuglette dans un festival et d’avoir une aussi bonne surprise. Cette comédie très sombre raconte comment un père (le toujours très intense Stellan Skarsgard) massacre à lui seul une mafia pour venger la mort de son propre fils. Coups violents, humour grinçant et paysages magnifiques s’enchainent dans ce récit divisé par les multiples morts qui surviennent dans le film. Mais l’humour marche spécialement bien, car il est balancé entre le jeu de Skarsgard qui est très sobre et sérieux et les morts qui sont souvent très violentes.

8. ANGRY VIDEO GAME NERD: THE MOVIE / 2014 / Kevin Finn et James D. Rolfe

Bon. Je l’attendais. Et j’ai été déçu. En fait, j’ai passé un excellent moment dans la salle de Fantasia avec le public expressif du festival, mais malheureusement le personnage du Nerd bien connu dans sa websérie ne fait pas une incroyable transition au long-métrage. Beaucoup de longueurs, une tonne de blagues qui tombent à plat, une histoire qui tourne en rond… on comprend que la réelle force du réalisateur est plus sous la forme de capsules que celle d’un récit grandiose aux intentions quasi hollywoodiennes. Je m’en attendais, après avoir vu ses courts de fiction en ligne, mais reste que le fan en moi voulait triper… Petite mention au film RETRO de Jules Saulnier en première partie, qui a quant à lui toute la fougue qu’on aurait voulu voir dans le long-métrage du AVGN.

9. THE CREEPING GARDEN / 2014 / Tim Grabham et Jasper Sharp

Les myxomycètes (slime molds), c’est comme un champignon… une matière organique… un genre de blob, qui bouge, qui vit, se cultive, et peut interagir avec d’autres matières ou même des humains. C’est une substance quasi animale, très mystérieuse pour les non-initiés. Et THE CREEPING GARDEN est un documentaire qui en fait un tour complet, en passant par les artistes qui utilisent cette matière pour des œuvres visuelles ou des expériences sociales, ou encore un compositeur qui prend le slime mold pour jouer du piano en duo avec celui-ci. C’est très étrange, et l’esthétique du documentaire, avec les drones sonores et les séquences d’animations inquiétantes, en fait un bon portrait large et complet. Intéressant… très intéressant…

creeping garden

10. GUARDIANS OF THE GALAXY / 2014 / James Gunn

J’en avais marre de la formule Marvel, mais voici le film qui sort du lot. Réalisé par James Gunn, qui reste fidèle à ses origines mordantes (ayant été formé par « l’école » Troma), autant dans l’humour que dans le spectacle visuel, GUARDIANS OF THE GALAXY est définitivement le blockbuster de l’été. Du gros spectacle très éclatant, mais avec une finesse dans l’écriture comique des dialogues. C’est très drôle, c’est badass, la trame sonore composée de musique 70s est délicieuse… à ne pas manquer au cinéma dès sa sortie!

11. POUVOIR INTIME / 1986 / Yves Simoneau

Un autre bijou caché de la filmographie de Simoneau, après DANS LE VENTRE DU DRAGON qui a été présenté l’année dernière. POUVOIR INTIME est un thriller policier réalisé par une main de maître, qui baigne dans des ambiances de film noir et de film de gangsters. Le film met en vedette un incroyable casting (Pierre Curzi, Jacques Godin, Marie Tifo, Yvan Ponton) qui donne le ton juste aux personnages, qui pourraient, dans un scénario de ce « genre » sonner faux, mais qui nous font vivre les émotions fortes de l’histoire. Une sortie Blu-ray s.v.p.

12. THE TEXAS CHAIN SAW MASSACRE / 1974 / Tobe Hooper

Un de mes classiques que j’ai vu encore et encore, enfin dans une restauration digne de son statut. Celle-ci, supervisée par le réalisateur Tobe Hooper, ne perd pas la teinte orangée très crade qui nous donne ce malaise constant lors de l’écoute du film. Assis près de quelques amis qui n’avaient jamais vu le film, et au milieu de cette salle bondée avec près de 700 personnes, c’était clair que 40 ans plus tard l’horreur de monsieur Hooper fonctionne encore comme si c’était tout frais. Bonus : le réalisateur était présent pour recevoir un prix, et nous a gâtés de plusieurs anecdotes de production.

13. THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 / 1986 / Tobe Hooper

Merci Fantasia : en bonus, suite à la projection du premier, le deuxième film de la série aussi réalisé par Hopper, et en 35mm. Quoi de mieux pour savourer ce produit purement 80s qu’une projection pellicule à minuit avec une bande de crinqués qui en veulent plus? Cette suite, que j’affectionne particulièrement, se détache complètement du premier, adoptant une autre esthétique complètement décalée. En ouvrant sur un meurtre hypergore rythmé sur de la musique de Oingo Boingo (le groupe électro de Danny Elfman), suivi de l’introduction d’un Denis Hopper enragé qui se bat à l’épée avec une chainsaw, on sait qu’on est invité dans un gros délire.

texas chainsaw massacre 2

14. Psychédélices (programme de courts-métrages) / variés

En rafale, mes coups de cœur de cette projection : LUCKY AND FINNEGAN de Davide Di Saro’, un film d’animation psychédélique rythmé sur une musique entrainante à saveur country; ESBARK ET LE ROI HOT-DOG de Simon Lacroix, qui reste fidèle à la populaire série du fondateur de Total Crap en poussant l’absurde à un niveau Steven Segal avec ses animations et ses dessins réalisés probablement avec Paint; et finalement UN CORPO DE NOËL de la gang du Lombric, un petit film en stop-motion bien habile qui présente un contexte de tournage corporatif bien connu des cinéastes, mettant ici en vedette le Père Noël.

15. WOLFCOP / 2014 / Lowell Dean

Grosse déception, après une bande-annonce qui le vendait comme un film dans la veine des films grindhouse. WOLFCOP, un nom qui punche et qui ne devrait pas rater sa cible, est un film trop moyen. Il n’y a pas de faute au niveau de la réalisation, de l’écriture, ou du gore; c’est que globalement, le film ne pousse jamais assez loin la note. L’histoire ne devient jamais « trop ridicule » pour que ça devienne hilarant, et de l’autre côté le film ne devient jamais assez intelligent pour devenir un bon film de loup-garou. On aurait pu avoir un gros grindhouse trash, mais on a malheureusement un film de loup-garou ordinaire.

16. FROM VEGAS TO MACAU / AO MEN FENG YUN / 2014 / Wong Jing

Je me demande encore ce que FROM VEGAS TO MACAU racontait, mais j’ai passé un bon moment dans la salle. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y avait de gros combats, entre autres avec des cartes en CGI (images de synthèse) qui volaient, de l’humour assez étrange et caricatural, et des moments façon James Bond. En tout cas, étrange ou pas, y’avait du gros bonbon dans mes yeux, et c’était le fun.

from vegas to macau

17. BLACK BUTLER / KUROSHITSUJI / 2014 / Kentarô Ohtani et Kei’ichi Sato

Adaptation à gros budget du manga du même nom, avec lequel je n’étais pas familier. Bien que l’univers de BLACK BUTLER soit très coloré, le film m’a facilement fait comprendre dès le début ce qui a été établi avec le manga pour que je puisse apprécier à sa juste valeur cette histoire de démons, de momification par une mystérieuse drogue, et surtout… de combats spectaculaires! Entre autre, une belle scène d’ouverture nous plonge dans cet état d’esprit, alors que le Butler bat une vingtaine de truands avec un couteau à beurre. Oh oui.

18. Les morniffes (programme de courts-métrages) / variés

Mes deux coups de cœur pour cette projection : THE INTERVIEW de Jeremy Rubier, qui a gagné le prix du meilleur réalisateur, et ce avec raison. Racontant une histoire sous deux trames narratives (dans la réalité et dans la tête du personnage), le réalisateur fait preuve d’une magnifique maitrise du langage cinématographie. Le deuxième : ON VIT UNE ÉPOQUE FORMIDABLE de Michel Lam. Connaissant le réalisateur pour le drame et le documentaire, le film démontre ici une aisance de sa part dans la comédie, utilisant un contexte simple, mais avec un scénario et une mise en scène bien rythmés, et un montage/design son original et drôle qui punche aux bons endroits.

19. LES JAUNES *version long-métrage / 2014 / Rémi Fréchette

C’est un peu drôle de se ploguer dans une telle liste, mais reste que le film a fait partie de mes expériences de ce festival. Et c’était toute une expérience de voir ce projet, que j’ai tourné deux ans plus tôt, sur l’écran du festival que j’aime tant dans une grosse salle de 300 places. Juste d’avoir enfin un contact avec le public, c’était un immense plaisir. Un grand merci à Fantasia, spécialement à Isabelle Gauvreau et Pierre Corbeil pour cette projection!

20. HOUSEBOUND / 2014 / Gerard Johnstone

Je me méfie des films de maison hantée, le concept ne semblant jamais se renouveler. Mais cette fois la formule prend une tout autre direction dans cette comédie néo-zélandaise au rythme effréné, autant au niveau des dialogues que dans l’enchainement des scènes. On suit une jeune délinquante qui est forcée à retourner vivre chez ses parents dans une maison qui est peut-être hantée… ou pas. Une enquête qui baigne dans de bons moments de tension, mais aussi dans de grands fous rires.

21. THE SEARCH FOR WENG WENG / 2013 / Andrew Leavold

Amateur de cinéma psychotronique, soit la passion pour ces étranges films cachés dans les annales profondes du cinéma, j’étais déjà familier avec Weng Weng. Dans le cinéma philippin des années 80, il était la star de 3 pieds de haut d’une série de films parodiant James Bond, comme le savoureux FOR YOUR HEIGHT ONLY. Le documentariste Andrew Leavold nous amène dans son aventure de cinéphile jusqu’aux Philippines, pour aller retracer l’histoire de Weng Weng, discutant avec ses anciens collègues et sa famille. Rythmé et bien documenté, c’était plaisant et captivant.

22. MONSTERZ / 2014 / Hideo Nakata

Deux hommes avec des pouvoirs spéciaux; l’un d’eux se régénère rapidement, l’autre peut contrôler les gens avec ses yeux. Un concept qui pourrait tomber facilement dans le ridicule, surtout venant du Japon, mais sous la direction du réalisateur de RINGU on assiste à une histoire exploitée avec un ton très sérieux. Et c’est ce qui marche avec le film, alors que cette chasse à l’homme devient très intense, prenant des proportions épiques, avec à travers celle-ci plusieurs scènes mélodramatiques.

23. SPACE STATION 76 / 2014 / Jack Plotnick

Et si dans les années 70, un groupe de personne vivait en communauté dans l’espace? SPACE STATION 76 est une comédie de dialogues dans un décor qui rappelle le plus kitsch de cette décennie. On oublie les combats spatiaux, le film se concentre sur les problèmes humains entre les membres de la station. Tromperies, mensonges et secrets se dévoilent à travers les délicieux dialogues, qui enchainent les gags un à la suite de l’autre. Les acteurs sont sur un ton très juste, en jouant un peu gros, mais jamais trop pour garder les personnages attachants.

space station 76

24. WELCOME TO NEW YORK / 2014 / Abel Ferrara

Le premier grand coup du réalisateur dans WELCOME TO NEW YORK, c’est le casting de Gérard Depardieu dans un rôle trash, sans censure, qui donne au personnage autant sa grandeur que son côté ignoble. L’histoire sordide (qui est basé sur une histoire réelle) s’ouvre sur une série de scènes sexuelles crues où Depardieu se met littéralement à nu. Mais après avoir pris le temps de placer ces excès, nous apprenons ensuite au fil du film à connaître la vie de Devereaux et son passé trouble. Ferrara n’hésite jamais à laisser tourner la caméra sur Depardieu, poussant même l’audace en laissant l’acteur s’adresser directement à la caméra. C’est un film qui va beaucoup diviser, mais j’ai définitivement adoré.

25. I AM A KNIFE WITH LEGS / 2014 / Bennett Jones

Un des films les plus étranges que j’ai vus depuis que je fréquente le festival. C’est un film à microbudget écrit, réalisé, monté, composé musicalement, colorisé (etc.) par Bennett Jones, qui tient en plus le rôle principal. L’histoire est celle de Bené, un musicien acclamé mondialement, qui se cache dans un appartement pour faire le deuil de sa femme qui a été tuée dans un attentat à la bombe. L’humour est sans limites, dans une esthétique tellement ingrate qu’elle est visiblement maitrisée. Changements incongrus de caméra, jump cut n’importe où, son capté inégalement; mais on s’en fout. Les blagues qui sortent à la mitraillette sont hilarantes, le charisme de Bennett Jones et de son meilleur ami les rend attachants, et les numéros musicaux qui sortent de nulle part, accompagnés d’un montage psychédélique, restent en tête jusqu’à la fin du film. L’archétype même du film « ovni », réalisé avec beaucoup d’imagination et d’audace.

C’est ce qui conclut mon festival. Une petite larme à l’œil, je ferme mon beau catalogue que je place à côté des autres que je collectionne depuis six éditions. Merci Fantasia, je t’aime de tout mon cœur, et je penserai à toi cette année. On se dit à l’année prochaine?

***

Pour le plaisir, un petit top 5 de mes films préférés de cette édition :

5. GUARDIAN OF THE GALAXY, pour son originalité et son humour, malgré la signature Marvel.

4. WELCOME TO NEW YORK, pour ses couilles (et celles de Depardieu).

3. CYBERNATURAL, pour l’idée géniale et la maitrise de celle-ci, et sa façon de jouer avec les codes du slasher.

2. POUVOIR INTIME, pour me faire réaliser qu’au Québec aussi, on peut faire des films de genre badass.

1. BOYHOOD, parce que.

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