Ode à la femme

Poster un commentaire

6 septembre 2013 par Delphine Larose

allabout

Quoi de mieux que d’écrire à propos de TOUT SUR MA MÈRE de Pedro Almodovar pour ma première participation avec Point de vues? Étant la première de la gente féminine à faire partie du groupe, il me devait de faire une entrée remarquée au sein d’une équipe formée d’un paquet de testostérone.

Je n’en était pas à mon premier contact avec Almodovar; j’avais su apprécier la beauté et la justesse de films comme PARLE AVEC ELLE  ou bien LA PEAU QUE J’HABITE. Il est difficile d’être déçu par ce génie cinématographique, lui qui arrive toujours à nous amener dans des univers tordus, et dans des histoires rocambolesques à tous coups. TOUT SUR MA MÈRE m’avait été recommandé par plusieurs, et je dois dire que ces gens n’avaient pas tord.

Dès le début, une forte relation s’installe entre les personnages (majoritairement féminins) et le spectateur; l’impression d’être en compagnie de sa sœur, de sa copine, de sa mère nous vient vite à l’esprit. De plus, la femme est représentée sous toutes les formes et de tous les âges; de la femme mûre à celle transgenre, tout y est. Avec TOUT SUR MA MÈRE, Almodovar fut capable de montrer non seulement la femme en soi, mais aussi un portrait plus moderne et innovateur de celle-ci. Tout en abordant des thèmes tels que le VIH, la drogue et le monde de la prostitution, ce dernier laisse tout de même une image positive et forte de la femme du XXIe siècle. Il est beau de voir ces liens qui unissent ces personnages tout au long de l’histoire, et comment ceux-ci se resserrent jusqu’à la toute fin. Outre la femme, Almodovar nous véhicule son grand amour pour sa terre natale; l’Espagne. Que ce soit à Madrid ou Barcelone, on ressent l’attachement qu’a ce dernier pour son pays, sa langue, sa culture. Qui n’a pas envie de faire un petit tour dans le sud de l’Europe suite à un de ses films ?

Malgré la complexité de l’histoire et des multiples anecdotes qui se croisent, il est tout de même facile de garder le fil des choses et d’apprécier pleinement ce film d’Almodovar. Les touches d’humour et de sensibilité adoucissent le côté plus dramatique que peut prendre le film à plusieurs reprises. De cela découle une ode à la femme; celle qui fait preuve d’attachement et de dévouement jusqu’à la fin de ses jours. Que ce soit pour l’héritage de son défunt fils, l’avenir de son amie portant un enfant, la maladie qui ronge son mari, ou sa passion grandissante et persistante pour le théâtre, chaque femme d’Almodovar nous interpelle d’une manière ou d’une autre. Mais selon moi, TOUT SUR MA MÈRE se veut de nous rappeler le rôle si important qu’une mère peut jouer dans une vie. L’amour inconditionnel d’une maman reste le plus cadeau que l’on peut recevoir; et Almodovar nous rappelle combien chacun d’entre nous est aimé par celle qui nous a donné la vie, peut importe où celle-ci se trouve.

8

Todo sobre mi madre (Tout sur ma mère) – 1999 – 101 min – Espagne, France – Pedro Almodovar

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

sondage

%d blogueurs aiment cette page :