Top 20 2012 de Pascal Plante

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2 janvier 2013 par Pascal Plante

Joyeux Noël; bonne année; alouette!

Ci-bas se trouve la liste de mes 20 coups de cœur cinéma de l’année 2012!

Évidemment, quelques absents sont expliqués par le fait que je n’ai pas tout vu cette année… Je pense notamment à Stories We Tell, à Leviathan, à Beyond The Hills, à After Lucia, et au gros morceau Zero Dark Thirty, pour ne nommer que ceux-là.

Allons-y!

20. Bestiaire (Denis Côté | QC | 72 min. | Documentaire (?))

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Je me permets de dire d’entrée de jeu que je ne suis habituellement pas un converti de Denis Côté. Je respecte son cinéma et son modus operandi, mais son style distinctif, tantôt distant, tantôt «dans ta face», ne me parle que très rarement. Quelle surprise alors lorsque j’assistai à la projection de ce film-OVNI en ouverture des RVCQ (mention spéciale à l’audace de la part du festival!). Bestiaire est remarquable, ne serait-ce que parce qu’il semble exempt de tout impératif commercial; on assiste ici à la vision singulière d’un artiste qui ne fait pas de compromis. Bestiaire est par ailleurs très intéressant du fait qu’il porte le spectateur à réflexion sur la nature de sa relation à l’image en mouvement, et donc sur sa relation au cinéma. Cette promenade au zoo en apparence banale en ressort comme une expérience cinématographique unique, quasi mystique.

19. Wreck-It Ralph (Rich Moore | USA | 101 min. | Animation, Comédie, Aventure)

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À mon sens supérieur à FrankenweenieParaNormanBrave et tous les autres, Wreck-It Ralph se démarque par son humour désopilant, son voice acting mémorable (Sarah Silverman nous livre une prestation qui n’a rien à envier à celle de Helen Degeneres dansFinding Nemo), et son étonnante sensibilité. Car oui, ici, la petite nostalgie attendrissante, pixar-esque, fonctionne à merveille et enchante. Ajoutons à ça une toile de fond de jeux d’arcades, truffée de références assez subtiles pour qu’on soit fier de les dénoter, et assez transparentes pour que le néophyte ne se sente pas largué, et on obtient l’univers ô combien accueillant de ce petit bijou pour grands et petits (dans cet ordre).

18. Blackbird (Jason Buxton | CAN | 103 min. | Drame)

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Blackbird contrecarre à lui seul bien des préjugés que l’on puisse avoir contre le cinéma canadien-anglais. Le premier long-métrage du cinéaste Jason Buxton (Nouvelle-Écosse) nous présente un anti-film de tuerie dans une école. Anti, oui, car même si le surnom qui a été collé au jeune protagoniste est «Columbine», on y traite plutôt de l’ostracisation des gens marginaux au sein de communautés conservatrices. Bien de son temps, Blackbirdétudie également l’ampleur des phénomènes des médias sociaux, des blogs, de YouTube, et de tout ce que cela peut comporter comme danger. Enfin, par la bande, on livre également une puissante critique sur les multiples failles du système judiciaire/carcéral canadien. Mais dans tout ça, il y a les adolescents avant tout. Le réalisateur sait puiser le meilleur de ses jeunes comédiens, qui livrent tous des performances d’un naturel bluffant.

17. Camion (Rafaël Ouellet | QC | 95 min. | Drame)

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S’inspirant de son père camionneur et de sa relation avec son frère, Rafaël Ouellet nous assure que Camion, qui présente un trio masculin père-fils-fils, demeure néanmoins une œuvre de fiction, car il s’est amusé à brouiller les pistes entre sa vie privée et une vie imaginée bien loin de la sienne. Avec une mise en scène sobre mais qui ne semble manquer de rien, Camion se penche sur les conflits intergénérationnels, sur la famille, sur la dépression, sur la vieillesse, et enfin, sur la mort. Ce dernier thème prend ici la forme d’une femme accidentée anonyme planant sur l’ensemble de l’histoire, mais aussi sur la mort au figuré : sur la mort à petit feu de ce père de famille qui voit désormais la vie en noir et blanc. Un film lourd, peut-être, mais qui sait trouver son humanité au travers des touches d’humour ponctuelles qui font rayonner cette histoire de retrouvailles familiales. Dû à la portée, à la sensibilité et à la justesse du regard de Rafaël Ouellet sur un univers dont on se penche rarement au cinéma, Camion s’impose pour moi comme l’une des œuvres québécoises les plus significatives de l’année.

16. The Angel’s Share (Ken Loach | UK | 101 min. | Drame, Comédie)

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Quarante-trois ans après Kes, et après je ne sais combien de fresques sociales et/ou historiques plus dramatiques les unes que les autres, Ken Loach prend aujourd’hui un drôle de tournant : le tournant du drôle! The Angel’s Share est un film jeune (paradoxe?), vibrant, comique, qui prendra au détour l’allure d’un heist movie bien British! La sagesse de Loach dans The Angel’s Share se fait ressentir dans le soin qu’il prête à ses personnages afin de les rendre extrêmement attachants, et ce, malgré leur nature de délinquants. Le côté sympathique des protagonistes renforce l’enjeu dramatique de certaines scènes qui semblent tout droit sorties d’un thriller Hitchcockien (Notorious quelqu’un?). Le feel good movie le plus texturé de l’année.

15. Ace Attorney (Takashi Miike | JAP | 135 min. | Comédie, Crime)

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Ok… il faut le dire : meilleure adaptation d’un jeu vidéo ever! Il aura fallu un Takashi Miike pour rallier ces deux médiums à l’historique de rencontre assez peu reluisant, merci. Ace Attorney est un courtroom drama sur acide à la sauce manga, hyper rythmé, avec des rebondissements plus imprévisibles les uns que les autres. Pourtant, il faut admettre que malgré les deus ex machinas qui surgissent à droite et à gauche, le mystère est étonnamment bien construit, si bien qu’un spectateur attentif prendra un malin plaisir à y aller de spéculations en spéculations! À ceux qui ne partagent pas un avis positif à propos de ce film, eh bien, je dirai… OBJECTION!

14. Tabu (Miguel Gomes | POR | 118 min. | Drame, Romance)

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Un gros morceau chez la critique internationale, et avec raison! Tabu de Miguel Gomes est un diptyque atypique, ratio 4:3, en noir et blanc, qui remanie avec intelligence les conventions du cinéma muet (référence explicite à Murnau dans le titre, d’ailleurs) afin de raconter une histoire d’amour à travers deux époques. Jadis, cet amour était fougueux, interdit, vivant. Aujourd’hui, on se contente de souvenirs vagues, d’impressions, et cet amour est aigri par la mélancolie et la nostalgie. Un beau film qui porte à réflexion autant dans son fond que dans sa forme.

13. Laurence Anyways (Xavier Dolan | QC | 168 min. | Drame, Romance)

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Laurence Anyways: ou le film québécois le plus ambitieux depuis… depuis… prenons un temps pour réfléchir………………………….

Dolan consolide son style, élargit ses thèmes, et prouve que la réussite de ses deux précédents longs-métrages n’était pas le fruit du hasard. Laurence Anyways est gueulard à tous les niveaux, même peut-être plus que son réalisateur. Je justifie cette mauvaise blague : un tel film parle fort, très fort, et il est donc difficile de reprocher les aspirations colossales de Xavier Dolan, car on est aux prises avec, justement, un film colossal. Les excès sont les bienvenus en ce qui me concerne, et Laurence Anyways est un film important dans le paysage cinématographique québécois, et ce, malgré ce qu’un Vincent Guzzo vous dirait.

12. Django Unchained (Quentin Tarantino | USA | 165 min. | Western, Action)

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Un autre film qui ne verse pas dans la sobriété! Pas aussi abouti que certaines autres œuvres de Tarantino, mais pas pour autant dénué d’attraits, Django Unchained est une orgie juvénile qui effleure l’une des pages les plus sombres de l’histoire américaine : l’esclavage. Je dis «effleure» car il ne s’agit pas du film controversé qu’il aurait pu être. Néanmoins, l’érudition de Tarantino pour ce contexte historique, et surtout pour les films qui se campent dans ce contexte historique, permet encore une fois à ce grand enfant de fantasmer son histoire, et son délire est contagieux. La catharsis chez Tarantino, elle nous prend tout entier, et on ne peut s’empêcher de se dire «oooooohhhhh yeahhhhhhh…» et d’applaudir notre héros, même si, dans ce cas-ci, mon coup de cœur revient au vilain!

11. Beasts of the Southern Wild (Benh Zeitlin | USA | 93 min. | Drame, Fantastique)

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Je crois que Beasts of the Southern Wild est le film qui fait le plus l’unanimité cette année. Je vois mal comment ne pas se laisser porter par la vision de Benh Zeitlin, comment ne pas être charmé par la petite Quvenzhané Wallis, ou comment ne pas rester pantois devant les touches fantastiques parcimonieusement insérées dans un récit empreint de grande poésie. Dans Beasts, on ne juge pas nos personnages, mais on ne romantise pas non plus leur quête. Avec ce premier long-métrage, Zeitlin a déjà trouvé le parfait équilibre.

10. Holy Motors (Leos Carax | FRA | 115 min. | Inclassable…)

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La curiosité de l’année. Je ne sais plus qui avait dit que Holy Motors était un beau et étrange requiem pour le cinéma, mais je trouve qu’on met parfaitement le doigt dessus. Que dire de plus…

9. Rebelle (Kim Nguyen | QC | 90 min. | Drame, Guerre)

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Un film qui nous prend à la gorge, Rebelle est une entreprise cinématographique extrêmement casse-gueule. Tant de fois me suis-je demandé : «comment a-t-il fait pour capter ces images?» ou alors «comment a-t-il soutiré de telles performances de la part de ses comédiens non professionnels?». Ce genre de surprises est trop rare dans notre cinéma, pourtant bien en santé. Kim Nguyen a compris quelque chose avec ce film, qui se porte à des années lumières d’avance de ses œuvres antérieures. Réflexion : suis-je le seul à préférer de loin le titre anglophone de ce film? War Witch est un titre qui présente un magnifique résumé de la dualité schizophrène du protagoniste, l’excellente jeune rebelle de 13 ans interprétée par la Congolaise Rachel Mwanza. Souvenons-nous de ce nom. Elle repartira avec le Jutra.

8. Anna Karenina (Joe Wright | UK | 130 min. | Drame, Romance)

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Joe Wright prend beaucoup, beaucoup de risques avec cette nouvelle adaptation de la brique de Tolstoï. Anna Karenina est un film à grand déploiement, qui déploie littéralement ses attraits les plus somptueux devant nos yeux. On ne donne pas de répit confortable au spectateur. En le forçant à voir les artifices du cinéma, c’est un peu comme si on le forçait à passer outre la façade de cette société où l’apparence règne. Ce monde artificiel, Anna ne le voit pas. Elle baigne dedans sans s’en rendre compte, et c’est ce qui cause sa perte. L’héroïne adultère la plus célèbre de la littérature prend aujourd’hui le visage (et l’accent britannique) de Keira Knightley, qui mise enfin dans le mille avec une interprétation contrôlée, authentique et touchante. Ce film est un bijou. De loin le meilleur de M. Wright.

7. L’Enfant d’en haut (Ursula Meier | FRA/SWI | 97 min. | Drame)

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Une leçon de scénario, L’Enfant d’en haut est un film à la prémisse simple, mais qui dit tout. Les paysages montagneux suisses sont à couper le souffle, mais l’attrait principal du film se retrouve tout à fait ailleurs : chez les personnages. Contrairement à ce que l’on peut penser de prime abord, le cartel d’équipement de ski que le jeune Simon vole et revend au plus offrant n’est pas le moteur dramatique principal du récit; ce titre revient plutôt à la relation tortueuse, teintée d’amour et de contradictions, entre le jeune Simon et sa sœur Louise. Ahh et ça vaut ce que ça vaut, et ça n’a pas vraiment rapport avec une critique valable d’un film qui mérite pourtant une analyse sérieuse, mais je dois dire une chose importante : Léa Seydoux est juste trop hot.

6. Les Misérables (Tom Hooper | UK | 157 min. | Drame, Musical, Romance)

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La démesure! Tom Hooper assomme son audience avec 2h40 de musique orchestrale infiniment riche sans jamais prendre une seconde pour respirer. Même si le spectacle musical est un succès consacré, qui roule sa bosse depuis plus de 25 ans, l’adaptation cinématographique relevait du défi titanesque. La fresque en cinq tomes de Victor Hugo comporte de nombreux pièges, le premier étant probablement l’ampleur épique du récit. Tom Hooper a su trouver le rythme et l’équilibre. Les seules fois où il perd pied sont les moments où il nous fait ses beaux (sarcasme) plans campés et ses cadrages vidéoclips… Fort heureusement, ces excès immatures de mise en scène se font très rares ici. Les Misérables est un drame musical très près de ses personnages… littéralement! On filme les numéros musicaux en gros plans, on étudie les visages, on met les comédiens à nu. Tout à coup, avec un seul film, on vient de renverser la fâcheuse tendance de la plasticité inerte des films musicaux. Ici, la connexion est viscérale, et la catharsis est quasi assurée (le numéro de Anne Hathaway est troublant et magnifique…). Je défendrai mon point de vue que Les Misérables est le film-événement de l’année.

5. De rouille et d’os (Jacques Audiard | FRA | 120 min. | Drame, Romance)

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La plus belle histoire d’amour de 2012 revient aux personnages écorchés incarnés par Marion Cotillard et Matthias Schonaerts dans De rouille et d’os. Audiard verse dans le mélodrame et assume pleinement ses choix de mise en scène, de montage et de musique (je déteste Katy Perry… mais la surprise que j’ai eu en visionnant ce film valait tout l’or du monde!). Même s’il a sorti l’artillerie lourde côté manipulation de sentiments, le film mise juste et touche droit au cœur. On peut critiquer la moralité de De rouille et d’os, mais j’estime que tous et chacun peut aspirer au bonheur, même de tels personnages, qu’un film inférieur aurait pris un malin plaisir à condamner sans procès honnête.

4. Clip (Maja Milos | SER | 100 min. | Drame)

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Peut-être le film le plus obscur sur cette liste, le long-métrage de la jeune réalisatrice serbe Maja Milos m’a rendu jaloux, je l’avoue. C’était le film que j’aurais aimé faire. Quand ce sentiment nous prend, c’est bon signe! Clip est redoutable de par son refus systématique à la poésie. C’est mal, vous me direz? Eh bien, non, pas nécessairement. On est ici dans une représentation crue d’une jeunesse débridée; dans l’autopsie d’une dérape d’adolescente trash en quête identitaire profonde. En éliminant tout le côté glamour, on reste là où ça fait mal; là où la tragédie transpire des personnages plus vrais que nature. Un film spontané, parfois vulgaire, toujours puissant.

3. Amour (Michael Haneke | FRA/AU | 127 min. | Drame)

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Si ce n’était pas déjà fait, le réalisateur Michael Haneke a assuré sa place dans le panthéon, et Amour, le film coup de poing de l’année, est un argument de poids pour justifier cette renommée dûment gagnée. C’est avec retenue et avec un regard glacial que Haneke nous raconte l’histoire d’un couple octogénaire qui commence à voir la mort de plus en plus près. La progression, ou devrais-je dire la régression, est si méthodique qu’une tension insoutenable émerge d’actions en apparence banales. Haneke a misé juste en sortant une nouvelle carte ici : une touche d’humour. Et pas un humour noir méta-textuel à la Funny Games, non, un humour sincère, organique aux personnages, notion jusqu’alors complètement absente de l’œuvre plutôt maussade de l’Autrichien le plus sadique du 7e art.

En intitulant ce film Amour, Haneke veut nous dire quelque chose. Ce portrait d’un amour embobiné par le fil des années qui se transforme en un respect mutuel plus grand que tout, un amour où l’on devine l’autre et où l’on souffre davantage pour l’autre que pour soi, n’est-ce pas cela, peut-être, le vrai amour?

2. The Master (Paul Thomas Anderson | USA | 144 min. | Drame)

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De zéro à héros, The Master a fait un pas de géant dans mon estime tout au long de l’année. Peut-être n’était-il pas le film que j’attendais? Peut-être cherchais-je une faille à la carrière jusqu’ici sans embûche de l’un des plus grands visionnaires du cinéma américain? Je ne sais trop ce qui m’a fait soupirer le mot «déception» à ma sortie des salles, mais je vous confirme, chers amis, qu’aujourd’hui je m’en veux quasiment de ne pas avoir pu voir le génie de ce film monumental. Mise en scène parfaite, comédiens parfaits… et je ne parle pas que de Joaquin Phoenix et de Philip Seymour Hoffman, car j’inclus sur le même piédestal Amy Adams, qui livre une prestation qui serait peut-être, à mon humble avis, la meilleure de l’année. The Master est si vaste qu’il nous fait remettre en doute la façon dont on raconte des histoires au cinéma. Ici, on tangue le navire par la dynamique contradictoire entre le maître et son élève. À l’instar du contexte sectaire, c’est la relation des deux hommes qui se trouve à être le réel laboratoire humain. Il faut admettre cela si l’on veut apprécier pleinement The Master.

1. Moonrise Kingdom (Wes Anderson | USA | 94 min. | Comédie, Romance)

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2012… c’est l’année des Magnificient Andersons, car après Paul Thomas, c’est au tour de Wes de nous livrer son nouveau chef-d’œuvre. Ne vous méprenez pas par l’allure quasi enfantine de Moonrise Kingdom. Ce film présente un panorama plus vaste sur les relations humaines que virtuellement n’importe quel autre film cette année, et la magie de Wes Anderson est de réussir à enrober tout ça dans le chocolat, de nous faire avaler la pilule sans forcer et d’embarquer nos sentiments en montagne russe. Les détracteurs diront que la sur-stylisation esthétique et les personnages caricaturaux écartent de l’enjeu émotionnel… croyez-moi, il n’en est rien. Facilement imitable mais jamais surpassé, le style distinctif de Wes Anderson trouve son point d’orgue avec Moonrise Kingdom. Alors que certains réalisateurs tombent dans l’auto-pastiche, jamais ce style visuel n’aura semblé plus frais et novateur qu’avec ce 7e long-métrage. La bifurquation de Wes Anderson vers le cinéma d’animation se fait ressentir ici, et ce n’est pas sans déplaire. Moonrise Kingdom est une œuvre d’art unique, portée par des doigts de maître. Sans conteste le film de l’année pour moi.

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Voilà!

Je me permet une mention honorable à Cabin in the Woods, qui a été l’une des plus agréables surprises cette année! Looper fut également un film qui s’est démarqué, mais qui n’a malheureusement pu trouver sa place.

À l’inverse, je défendrai ma tiédeur par rapport à L’histoire de PiLincolnSilver Linings PlaybookDark Knight RisesSkyfall et Argo, pour ne nommer que ceux-là.

Quels sont les grands manquants selon vous?

Une réflexion sur “Top 20 2012 de Pascal Plante

  1. Paul dit :

    À noter que suite au visionnement de presse, Pascal a ajouté ZERO DARK THIRTY à son Top au #4, ce qui détrône BESTIAIRE. Voici ce qu’il en a écrit:

    « Malgré des critiques dithyrambiques, jamais je ne me serais attendu à aimer autant ce film. Cette intuition se fondait sur mon appréciation mitigée de la filmographie de Kathryn Bigelow… mais avec Zero Dark Thirty, la collaboration avec Mark Boal (scénariste) vient d’atteindre de nouveaux sommets. Pour moi, Zero Dark Thirty triomphe là ou un film comme Argo échoue: le film nous entraîne dans sa logique interne et nous fait oublier l’Histoire avec un grand H pour créer une tension organique à l’histoire (petit h) du film. Contrairement à The Hurt Locker, la mise en scène de Bigelow est juste ici: on n’insiste jamais trop, on profite des visages et des corps, et on ne tangue pas la caméra (avec zoom-in en prime) pour créer une tension factis. J’insiste sur ce point: la caméra reste nerveuse dans ce nouvel opus, certes, mais rien ne semble forcé, et ce style visuel à saveur documentaire nous immerge tout entier dans un thriller saisissant sur une chasse à l’homme mythique. Le charisme de Jessica Chastain, et la tragédie de son personnage, sont les éléments qui donnent véritablement des ailes à ZDT, qui transcende aisément le simple film d’action. »

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